L'hospitalisation est-elle un bien ou un mal?

L'hospitalisation est-elle un bien ou un mal?

Je serai tenté de répondre : ça dépend de la structure d'accueil.

Ma première hospitalisation – pour laquelle je n'avais pas vraiment était volontaire - a eu lieu en avril 1997 juste un mois avant mes 20 ans. Mon médecin m'avait dit " tu verras Pierre c'est une structure d'accueil adaptée pour les adolescents, tu y seras bien et le personnel y sera à ton écoute " Bien que n'étant pas volontaire, le tableau qui était fait des lieux ne paraissait pas désagréable.

Le jour de l'hospitalisation est arrivé. Adresse : Centre hospitalier Charles Perrens. Pour ceux qui ne sont pas de Bordeaux lorsque nous évoquons ce centre dans la région c'est plutôt pour évoquer la démence, la folie...les pas clairs du cerveau...

Au moment de mon enregistrement il m'a été annoncé qu'il n'y avait pas de place dans le service prévu et que par conséquent un autre service aller m'accueillir. Je m'attendais à tout sauf à ça...gériatrie...oui, oui vous avez très bien lu...J'avais 19 ans et je me retrouvais dans un service gériatrique...

Je passe les détails et les raisons précisent de cette hospitalisation car ce n'est pas le sujet de l'article.

Je suis resté deux semaines dans ce service avec pour seul et unique but de sortir. Au moment où j'écris ces lignes je revoie le visage de ma mère derrière une porte vitrée ouvrable seulement avec un code que seul le personnel connaissait afin que les personnes hospitalisées ne puissent pas s’échapper. Je n'ai franchi cette porte que deux semaines après. Enfermé...Sortir ne penser qu'à sortir et non au réel problème qui m'avait conduit entre ces murs. Fermé après chaque repas dans ma chambre, contrôlé au moindre mouvement avec le soir les cris de folie de certains malades internés dans d’autres services qui résonnent dans la nuit...Un mois avant mes 20 ans...

Je suis sorti… ça j'ai tout fait pour...mais dans quel état? Physiquement le poids avait été en partie repris mais psychologiquement j'avais pris un coup...Avec du recul cette hospitalisation m'a plus détruit qu'autre chose.

Deux ou trois semaines après, le poids n'était plus et la descente vers l'enfer repartait de plus belle avec pour point d'orgue la trentaine de kilos de 1999.

1999 est arrivé...la volonté d'être pris en charge était là et c'est vers le centre hospitalier Jean Abadie que je me suis tourné. Un établissement habitué à accueillir des adolescents ou jeunes adultes en difficulté. Un établissement où se trouve du personnel à l'écoute du malade. Oh! Je ne dis pas que cela a été facile, la vie en rose tous les jours avec le sourire jusqu'aux oreilles, non ce que je veux faire passer comme message c'est que le centre était adapté à ma maladie, à mon problème.

A travers ce vécu je veux montrer qu'une hospitalisation peut-être autant constructrice (un bien) que destructrice (un mal)

Certes la volonté du malade fait énormément mais si en face il y a pas la réponse appropriée alors la question reste entière et le problème n'est pas résolu.

La première hospitalisation aurait pu avoir des conséquences bien plus graves en y réfléchissant aujourd'hui avec du recul.

Actuellement les structures d'accueil pour adolescents ou jeunes adultes existent malheureusement force est de constater que c'est loin d'être le cas pour les adultes. A part quelques exceptions, la majeure partie des centres d'accueil sont des hôpitaux psychiatriques.

Les pistes de réflexions existent, quelques actions se font mais le chantier reste entier...

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Article ajouté le 2008-12-14 , consulté 154 fois

Commentaires


moi aussi le 19/03/2009 à 13:41:19
je pense comme toi. je suis encore ado,mais j'ai connu tt ça. l'hospitalisation, moi j'étais totalement contre. bien que j'étais vraiment "legere", je pense encore ajd que ce sont les clichés qui m'ont amenée là bas, ts ces clichés, dès qu'une ado perd du poids, c'est qu'elle refuse de manger et qu'elle est anorexique. le jour ou un medecin,apres avoir constaté que javais perdu deux kilos en un mois, a usé de trois minutes de discussion avec moi pour decréter e que bon lui smblait, ma annoncé que je faisais de lanorexie boulimie, j'a été tres tres choquée. me parents des lors, se sont mis a me crier dessus tous les jours, a me faire pleurr, a essayer de me gaver. meme ma soeur sur qui je comptais tjrs normalement me tournait le dos et m'engueulait. Jai tt entendu: "on dirait que tu sors d'auswitch" "tu n'es rien d'autre qu'une petite conne pourries gatée qui se la pète" "qu'est ce que tu veux?? tu veux que les gens pensent qu'on te donne rien a manger ou quoi??" jaurais tt donné pour qu'on me laisse tranquille 5minutes, que je me pose, et reflechisse au calme. ça n'est jms arrivé. les menaces de mes parents de tt me prendre, leurs insultes, leur haine (car oui, réellement, à cette éoque ils ne m'aimaient pas, je ne suis pas parano, mais ils m'en voulaient et ne m'aimaient pas).. mon état a réellement empiré,je suis descendue à très peu de kilos pour ma taille. hospitalisation de trois jours et trois nuits. horrible. des medecins pleins d'idées stereotypées, des nuits degueulasses, jaipassé trois nuits sans dormir. la pediatre était folle: les tests salivaires prouvaient que je ne me faisais pas vomir, mais elle m'en parlait quand meme, elle était violente "tu te fous vrmt de nous" alors que je precise, tte cette equipe, je en la connaissais pas. je suis contre l psychiatre pour les gens comme moi: la vie d'une personne, c trop long. c'est pas d'un psychologue ou dun psychiatre qu'on a besoine n priorité, mais de personne qui ns connaissent deja et qui sont proches de ns.
jai demenagé qqs smaines plus tard, a la rentrée, c'était l'horreur: ma mere etait toujours la meme. elle m'emmenait consulter les edecins a l'opital, puis elle a envoyé mon pere. cela dit, ds cet hopital tropical, les medecins étaient géniaux. c'taient de vais gens, avec un coeur, des sentiments. les premeires visites se sont mal passées, mais plus tard, j'ai rencontré la dietéticienne avec qui je me suis tellement bien entendue que nous nous sommes liées d'amitié. lorsque mon pere l'a rencontrée, il m'a meme demandé si elle etait psy^^ alors l'hospitalisation, moi ce que j'en pense, je susi contre. je hais les séparations. je pense ac tristesse, dégout, et haine à mes trois jours a lhopital en france et s ej devais revoir ma pediatre, ce serait pour lui avouer les quatre verités de la laideur et la tristesse des batiments et sur ses compétences médicales et humaines!

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