Etat d'obsession

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Bonjour à vous tous...

L'anorexie est une maladie qui ne nous quitte jamais. Une fois que nous en avons pris conscience c'est un grand pas de fait dans le monde du "conscient". Mais, il est bon noter qu'avec le temps elle n'est plus obsessionnelle, elle semble rester un moyen d'expression qui desfois réapparaît sans crier "gare", sans contrôle, dans un certain "anonymat" car elle n'est pas voulue. Le remède ? J'aime penser que c'est comme un démon en nous, c'est à dire qu'elle n'est pas nous, c'est "une pièce rapporter". Alors, c'est avec doigté qu'il faut chasser ce démon, en commençant par ne plus lui accorder autant d'importance, l'ignorer, l'oublier... après vient au corps, selon sa nature, de se regonfler plus ou moins vite. Si je parle de mon exemple, je suis sèche de nature... alors accepter cette nature même si je rêve d’avoir les rondeurs de Marilyne Monroe !!! Puis rire de soit, de ses rechutes, ce moquer de l'intrus et apprendre à vivre ; puis se donner d'autres objectifs, d'autres "obsessions" positives ... ce n'est pas toujours évident et simple, nous avons souvent les émotions trop bruyantes, trop encombrantes, trop oppressantes mais c’est possible... ne jamais baisser les bras, ne jamais se laisser trop longtemps submerger.... et ne jamais oublier que tous les jours le soleil se lève....

Je voulais juste parler de l'état d'obsession... à desfaut, si l'on n'arrive pas à se défaire de cet état, il peut être intéressant de changer le sujet !!!

Je vous embrasse tous...

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Bonjour Ficel,

Je trouve ton sujet très intéressant... Personnellement, j'arrive plus ou moins à "ignorer" - parfois avec bcp de mal - la douleur, mais l'expulser définitivement de ma vie, celà reste très très difficile. J'ai l'impression que je vivrai avec encore longtemps... Bien sûr, je n'ai plus cette obsession alimentaire - même si je continue à me nourrir sainement - mais, sur le coup d'une émotion plus intense que de coutume, voire dramatique, l'anorexie peut refaire surface. Notre hypersensiblité n'est pas toujours "bonne" dans un monde en crise, où le facteur humain a de moins en moins d'importance! Et je ne parle pas de la poste belge qui est en grève ces jours-ci (rires!), mais de l'humanité en général! :col:
Là, je me suis fait une raison. On me dit que je suis mince, mais d'une minceur athlétique. Je mange bien, si on exclut les petits bobos intestinaux (assez douloureux), et ma santé est bonne... Que puis-je souhaiter d'autre? 1 kilo en plus? C'est cette façon de voir les choses qui nous pousse peu à peu vers l'anorexie. Avoir la chance de vivre dans un corps qui reste plus ou moins stable, moi je dis que c'est déjà pas si mal... Avant, j'avais l'obsession de maigrir jusqu'à l'impossible, mais aujourd'hui, c'est l'inverse: je suis attentif à ne pas perdre trop de poids! Sans pour autant en faire une fixation. :pap:
nicolas

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:am:
Merci Ficel pour ce sujet très intéressant, et merci Nicolas de ton expérience.
On voit que c'est possible de la laisser de côté, de s'en moquer même ! Et bien je dis BRAVO ! Vous êtes l'espoir pour tout ceux qui n'arrivent pas toujours à y croire.
Votre bonne parole est importante.
Drinou.

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Bonjour Sandrine!

Oui, on essaye de la laisser de côté. Avec le temps, elle prend (un peu) moins d'importance, c'est vrai. Bien à toi.
nicolas

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:b0:

Je rependrai l'idée de marque au fer rouge...présente mais pas toute la Vie brulante...

Je crois que plus nous avançons dans notre Vie plus le démon dont parle Ficel fini par être retenu. Bien entendu la rechute peut arriver pour diverses raisons mais nous ne pouvons pas vivre tous les jours en nous disant "et si..."

Le fait d'avoir des projets, des objectifs...permet d'éloigner ce mal et surtout d'orienter notre mental (pour reprendre le terme par rapport à l'anorexie) vers des éléments positifs et ne pas focaliser sur la "chose"

:b2: Ficel pour ce sujet et Nicolas pour y avoir répondu. Je ne t'oublie pas Drinou :pap:

Dernière modification le 06-03-2009 à 14:45:21
Si tu connais le Nadir alors dis toi que le Zénith n'est pas loin

bonjour tout le monde. J'ai été anorexique/boulimique, de 1999 à avril 2007. Je pense qu'il y a une cause profonde à cette maladie; cause qui diffère selon les personne, car chaque être humain est unique et différent. Les émotions ne font que déclancher des crises (notamment de boulimie). Pour se libérer de cette maladie, il serait doc judicieux d'aller à la cause profonde; cause qui peut remonter à l'enfance, voire même à la période de grossesse de la maman (si, si!). La médecine "normale" n'a pas les moyens de "guérir" une personne atteinte de ces maux. Certains médecins (ils sont rares!) ont l'honnêteté de dire qu'ils sont impuissants et encouragent leurs patients à se tourner vers les médecines alternatives. Je ne suis pas là pour prôner ces médecines, mais je constate pour mon cas et celui de mes connaissances que l'efficacité est réelle. Quelles sont ces médecines alternatives? La kinésiologie, le biomagnétisme, la réflexologie, le travail sur les chakras... Tant que la cause n'est pas identifiée et "débloquée", on peut passer toute sa vie avec ces maux... Personnellement je n'aurais pas tenu des années de plus, je me serais foutu en l'air, d'ailleurs, j'ai fait une tentative de suicide en mai 2006 à cause de mes problèmes de troubles alimentaires; je ne contrôllais plus rien, la nourriture était devenue une obsession, le centre de ma vie, elle me dirigeait et me faisait faire n'importe quoi!Je ne savais plus quoi faire!

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Bonjour à tous et toutes!

Très intéressant ce que tu viens d'écrire, Sésame! Personnellement, j'éprouve encore une certaine difficulté à gérer mes émotions, surtout les moins bonnes. J'ai dépassé le stade du désir de suicide (depuis pas mal de temps en fait), mais çà reste dur de faire face à toutes ces pensées noires qui t'assaillent parfois. Le sport peut aider mais çà revient à colmater une brèche qui se réouvrira encore et encore. A la longue, c'est usant pour l'esprit et le corps. J'ai bien sûr déjà pensé à consulter et ne fais que reporter car je manque de temps pour une thérapie sérieuse (trajets, travail, etc). Ce n'est pas ce qui m'empêche de "vivre", mais les blocages sont tenaces et il n'est pas aisé d'y faire face tous les jours, dans un monde de plus en plus individualiste, et... "tout seul"! Au fait, la réflexologie, c'est vraiment efficace? Je ne sais pas en quoi çà consiste exactement. :pap:

Dernière modification le 10-08-2009 à 13:40:45
nicolas

bonsoir Nicolas. La réflexo peut être efficace. Le mieux, personnellement, c'est la kinésiologie. Ca consiste en des tests musculaires doux, on fait parler ton corps, car lui ne ment jamais. Ensuite, des corrections sont apportées; corrections empruntées à la médecine chinoise, la chiropractie. Si en plus le "thérapeute" a un bon feeling, les résultats sont garantis! Moi je sais que les troubles du comportement alimentaires sont dûs dans mon cas à un conflit avec mon père ("mon poids, au moins ,il ne contrôlera pas ça") et aussi avec ma mére (se "remplir" de nourriture, c'est se donner de l'amour, dans la symbolique, donc quelque chose que je n'ai pas eu assez...). Ce qui ne veut pas dire que je critique mes parents. Ils ont fait de leur mieux, avec leurs moyens, leurs connaissances à l'instant T. Pour ma part, je me suis investi dans la musculation. J'aime ça, quand je vais pas bien, je ressors de la salle rempli de confiance en moi et en la Vie. Je veux me forger le corps que je veux; celui avec lequel je suis né ne me convient pas!

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Bonjour Sésame,

Eh bien, j'ai vraiment l'impression de me voir dans un miroir lorsque je te lis... Avec mes parents, çà a été pareil; surtout avec mon père en fait. J'ai pas eu besoin d'un psy pour le comprendre, mais çà reste dur, parce qu'entre lui et moi il y aura toujours un "truc" de cassé! La musculation je l'ai remplacée par le vélo, un sport que je redécouvre peu à peu. Quand j'en ressors, je me sens - comme toi - rempli de confiance et donc de vie! Hélas, des insomnies et des bouffées d'angoisse m'assaillent encore régulièrement, ce qui me gâte pas mal le moral! Un cercle vicieux en somme! Le problème aussi, c'est que pour consulter un spécialiste, je dois aller bien loin (campagne oblige!). Avec mes trajets jusque Bruxelles tous les jours, c'est quasiment impossible, sauf si quelques séances peuvent à la rigueur suffire! Mais sincèrement, j'en doute... Se forger un corps est un sacré défi; je te souhaite de réussir, mais en faisant attention alors! Il ne faut pas tomber dans l'excès! Moi-même, j'ai encore tendance à trop vouloir en faire parfois... Amicalement! :pap:
nicolas

Bonjour Nicolas
Ca me fait plaisir de te lire, merci pour ta réponse. Le genre de spécialiste dont je te parle, à savoir le kinésiologue, travaille souvent le samedi... Je ne connais pas tes horaires, le type de travail que tu fais. Mais je pense que ça peut valoir le coup. Après tout, qu'est ce qui est le plus important? Ta santé physique, mentale, j'espère! Je ne suis pas là pour te dire ce que tu dois faire. Je veux juste te dire que voir quelqu'un pour t'aider à aller mieux, c'est une démarche d'amour que tu fais envers toi. La démarche doit venir de toi, le résultat en dépend. "tout vient de soi" m'a t on dit lors de la première séance. Ca veut dire que c'est toi qui est responsable à 100 % de ta vie, c'est toi qui décide et qui agis ensuite. De plus, il y a de bons centres de formation pour la kinésio en Belgique, donc il doit y avoir pas mal de bons praticiens. Bon courage et à bientôt

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Coucou Sésame,

En fait, j'ai plus ou moins quatre heures de trajets par jour aller-retour jusque Bruxelles (départ de chez moi vers 5h45, retour vers 18h15 sauf retard). Plus de 6 ans que je fais çà. En comptant le sport et tout le reste concentré sur un weekend, je me vois très mal enfiler des kilomètres en plus, même pour une séance censée me faire du bien. Pareil pour consulter un psy (avec qui il faut bien plus d'une séance), à moins de prendre un congé ou de rogner sur mes activités et mon sport du weekend. Et çà j'en veux pas. Je fais bien assez de sacrifices comme çà. J'ai bossé dur pour décrocher ce job, et dans ma région, niveau travail, c'est la mort économique, alors j'ai pas le choix!
nicolas

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