"L'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhumain, une corde au-dessus d'un abîme"

0 appréciations
Hors-ligne

Bonjour Pedro,

Histoire de faire vivre un peu le forum, j'ai posté ce nouveau sujet. Ces mots du philosophe allemand Nietzsche ont - à mon sens - une forte résonnance avec la maladie qui nous touche. Parce que l'anorexique tend à devenir un surhomme, un esprit sans matière, il risque à tous moments de "flancher" et de tomber dans cet abîme. D'un autre point de vue, si l'anorexique parvient par miracle à retrouver un semblant d'équilibre, faisant pour celà le sacrifice de ses aspirations aériennes, n'est-il pas condamné à rester un animal prisonnier de ses habitudes? j'entends par là un homme "obligé" de se nourrir pour vivre; un être dont la liberté ne sera jamais complète, même si ce "jamais' s'altère avec le temps. Voilà, libres à vous de méditer sur cette réflexion qui m'est venue à l'esprit (tiens, encore ce fameux esprit! ) à lecture de Nietzsche.
nicolas

0 appréciations
Hors-ligne
:b2: Nicolas du sujet.

Le forum est calme tu as bien raison de le faire vivre en lançant des sujets

Avec la prépa concours je suis dans ma bulle mais je vais prendre le temps de répondre très vite :ok1:

Dernière modification le 01-04-2009 à 19:02:28
Si tu connais le Nadir alors dis toi que le Zénith n'est pas loin

0 appréciations
Hors-ligne

Alors, comme on dit dans ce cas: "Bonne merde"!
nicolas

0 appréciations
Hors-ligne
:b0: ou :b1:

Mise à part le "ce qui ne me tue pas me rend plus fort" je n'ai jamais lu Nietzsche :pap:

L'anorexique tend à devenir un surhomme? Je ne sais pas, ce qui est sûr c'est qu'il devient différent.

Un esprit sans matière? Oui durant la maladie mais un esprit plein de matière et très fort une fois l'épreuve traversée (point de vue personnel)dans la Vie de tous les jours. Personnellement aucune épreuve ne paraît insurmontable.

Je te rejoins Nicolas. Durant la maladie nous sommes sur un fil c'est vrai avec le risque de perdre l'équilibre à chaque instant

La suite dépend de chacun. Certains seront "privé de liberté" ou avec une liberté limitée. L'important au final sera de vivre. A partir du moment où notre mode de vie ne nous empêche pas de vivre alors tout va bien. Au même titre : que manger par religion, manger par conviction (végétariens, végétaliens...)

La question que je me pose maintenant : dans nos sociétés, sommes-nous rééllement libres?
Si tu connais le Nadir alors dis toi que le Zénith n'est pas loin

0 appréciations
Hors-ligne

Bonjour Pedro!

Libres dans une certaine mesure; libres de mener nos vies, mais peut-être pas de la façon dont nous le voudrions idéalement et ce, pour des raisons parfois diverses: la société de plus en plus violente, les relations humaines complexes, la maladie, etc. L'important est - comme tu dis - de vouloir vivre, qu'importe les épreuves! Pour le côté "surhomme", c'est plus une question de "dépassement" de l'esprit sur la matière, alors que celle-ci a également son importance! Je suis d'accord avec toi pour dire que les épreuves nous forgent!
nicolas

0 appréciations
Hors-ligne
:b0: Nicolas,

L'esprit dépasse effectivement la matière tant pour nous détruire que pour nous construire

Anorexie dite "mentale" l'esprit nous détruit mais sortir de cet enfer en trouvant la force en nous et en "inversant" notre esprit, là il nous construit :et:

Libre nous le sommes mais je ne peux pas m'empêcher à l'influence qu'exerce la société, les médias...sur notre façon de penser finissant par "formater" certaines personnes...
Si tu connais le Nadir alors dis toi que le Zénith n'est pas loin

0 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Pedro!

Au risque de paraître pessimiste (j'assume!), ce formatage est propre à notre société et donc, à une majorité de personnes; que celles-ci le veuillent ou non (on est tous un peu "conditionné"). Sortir de l'anorexie (mentalement ET physiquement) impose de sortir de ce "formatage", ce qui explique nos relations parfois conflictuelles avec notre entourage. Nous ne sommes pas toujours "très bien compris" dans un monde en crise où appartenir à la norme se veut "rassurant". Mais comme a dit Nietzsche, à trop se complaire dans la norme, on finit par tomber dans l'abîme, une fois tous nos repères bousculés. Sortir de l'anorexie nous rend - d'une certaine façon - plus fort, mais pas forcément plus entouré. Mieux entouré, oui, sans aucun doute.

Dernière modification le 08-04-2009 à 08:06:45
nicolas

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 169 autres membres